Pourquoi êtes-vous installés à Ancelle ?

A deux pas du parc national des Écrins, le Champsaur est un lieu idéal pour les amateurs et passionnés d’activités de plein air. Les Hautes-Alpes, c’est un peu tu y goûtes, tu y restes. Mais, notre choix d’installation à Ancelle est encore plus réfléchi. Certes, l’idée de village-station peut tromper alors que justement, les deux peuvent très bien aller de paire.

Pratiquer le vélo sur neige, c’est aussi une possibilité dans notre métier. Et, lorsque la neige disparaît, elle laisse place à un terrain de jeux incroyablement vaste. En plus, la situation géographique du village est un avantage pour notre pratique. Avec la plaine de Lachaup qui offre un accès aux débutants, la vallée de la Rouanne qui permet de s’aventurer rapidement dans un univers fantastique et une station alpine qui amène directement sur les auteurs de Chatégré,le vélo est vraiment accessible pour tous les niveaux.

Ouvrir un magasin de vélo dans un village-station, n'est-ce pas optimiste comme pari ?

Absolument pas. Le vélo commence à se désacraliser dans la vallée. Notre environnement est tout à fait propice à la pratique. Le choix d’Ancelle est aussi judicieux et volontaire. Il y a une vie locale à l’année et à voir le nombres d’habitations en construction, l’attrait pour ce lieu n’est pas en baisse. Il y a des commerces de premières nécessités, Gap est à une vingtaine de minutes en voiture, 30 en vélo (électrique) et une réelle envie de la part de la municipalité de développer le village dans ce sens. Nous sommes conscients que rien n’est gagné mais, c’est surtout le contexte sanitaire qui nous fait croiser les doigts…

D'où vous est venu votre choix d'équipe et d'activités ?

Nous sommes tous les deux des expatriés de la région. Nous sommes tous les deux venus ici par choix de cadre de vie. Malgré nos vies respectives et nos projets professionnels, nous nous sommes rencontrés en tant que moniteur au club PJPC à Gap. Ce n’est qu’après plusieurs années que l’on s’est lancés !

Notre objectif premier est de rendre le vélo accessible à tous. Que ce soit en VTT ou VTTAE, il faut passer par une phase d’apprentissage. Beaucoup l’oublient. Avec notre diplôme de Moniteur VTT, nous ne lésinons pas sur les conseils. Puis, on essaye de partager notre vision de la vie à vélo et de son impact en terme d’écologie, sans oublier les bienfaits en tant qu’activités sportives. La montagne ne doit pas être un territoire boudé par les cyclistes, d’ailleurs, il est loin de l’être !

Que vous souhaiter de mieux à l'heure d'aujourd'hui ?

Que notre petite action ait de grande répercussion ! Nous nous sommes lancés une petite mission et ce qui nous rendrait heureux, hormis la réussite économique de notre projet, ce serait de savoir que tous les gens qui sont passés par chez nous rentrent chez eux avec deux choses en tête : Le Champsaur, c’est magnifique et comment je peux m’organiser pour utiliser davantage le vélo au quotidien au détriment de la voiture !

Bien sûr, nous sommes aussi conscients qu’acheter un VTT, surtout un VTTAE est un coût loin d’être négligeable. L’État a un rôle à jouer dans cette démarche, c’est certain. Et c’est ce qu’il a commencé à faire avec son programme Coup de pouce vélo.

Pour résumer, tous les feux sont au vert pour nous, alors il n’y a plus qu’à pédaler !